Le Douanier Rousseau L’innocence archaïque  

Le Douanier Rousseau savait-il que son travail était dans la tendance de l’art occidental qui, de l’Amérique à l’Europe, à partir du XVIe siècle jusqu’aux deux premières décennies du XXe siècle, a adopté un modèle stylistique de type archaïque, en opposant – inconsciemment ou consciemment – la peinture « anticlassique » à la peinture « officielle » des différentes époques.

 

Nous pouvons en douter…

Le petit peintre peignait sa jungle au jardin des plantes et bien que peu apprécié par les critiques et le grand public, il attira très vite l’attention de Picasso, Delaunay, et les artistes de l’avant-garde allemande, au premier rang desquels Kandinsky. Ils ont admiré l’œuvre de Rousseau, en s’inspirant de ses tableaux pour leur propre travail, mais aussi en collectionnant ses toiles.

L’exposition confronte la peinture de Rousseau aux œuvres de Paul Gauguin, Pablo Picasso, Carlo Carrà, Diego Rivera, Max Ernst, mais aussi des œuvres anonymes ou d’artistes parfois méconnus. Tous permettent d’évoquer la richesse des liens qui se tissent autour du Douanier Rousseau, creuset d’une voie originale dans l’exploration de la modernité. L’accent est mis sur le rôle essentiel de Rousseau dans l’affirmation de l’avant-garde parisienne et internationale : “Moi-même, portrait-paysage” (1889-1890) et le “Portrait de Monsieur X” (dit Pierre Loti) (1906) annoncent, au début du parcours, la singularité de l’œuvre de l’artiste qui affirme être l’inventeur du genre du « Portrait –Paysage », mais en réalité, celui qui était autorisé à dessiner dans les allées du Musée du Louvre, a trouvé l’inspiration chez les maîtres anciens, et notamment du tableau de Vittore Carpaccio, un peintre venisien de la fin du XVème siècle “Portrait d’homme au bonnet rouge” qui deviendra sous le pinceau de Rousseau “Portrait de Monsieur X” qui influencera à son tour plusieurs générations d’artistes, tel Fernand Léger qui s’en inspire pour “Le Mécanicien”.

L’exposition est organisée autour des thématiques récurrentes du peintre : les paysages immobiles, peuplés de figurines anonymes et d’ « hommages » à la nouvelle modernité des avions et des dirigeables, ou encore les natures mortes ou les portraits d’enfants solitaires et souvent inquiétants, qui ont laissé des traces profondes sur Picasso et Carrà notamment.

On retrouve des chefs d’œuvre comme Le Rêve, qui est au Moma et ses jungles imaginaires, archaïques…

Une immersion dans l’œuvre d’un peintre modeste mais qui influença les artistes de l’avant-garde.

Vous pourrez découvrir cet artiste en famille, ( jusqu’au 17 juillet 2016 ) avec les visites guidées pour les familles, des ateliers organisés pour les enfants “Dans la jungle terrible jungle” pour les 5-7 ans, “La vie d’un simple” pour les 8-11 ans et les 12-15 ans.

Informations pratiques & Horaires :

Tous les jours, sauf le lundi, de 9h30 à 18h, le jeudi jusqu’à 21h45.

Tarifs : 12 € / tarif réduit : 9€  /gratuits pour les – de 26 ans

 

Article : Corinne

Photo : © Musée d’Orsay

28/04/2016

 

Musée d’Orsay  1, rue de la Légion d’Honneur, 75007 Paris

Jusqu’au 17 juillet 2016

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