Oliver Twist: Broadway à Paris!

 

Prenez un classique de la littérature, un metteur en scène exceptionnel, des artistes aux multiples talents et vous obtenez « Oliver Twist, le musical ». On pensait tout savoir de cette histoire et on aurait pu déplorer de voir à nouveau un récit célèbre adapté en musique, se disant que les Français avaient du mal avec l’art du « musical » à l’américaine. Mais, avec « Oliver Twist », c’est à un véritable spectacle complet qu’on assiste. La scène nous plonge dans le Londres du XIXème siècle. La salle Gaveau, adaptée spécialement pour accueillir ce show, nous y transporte aisément avec les lampadaires qui longent les rangées et les décors spectaculaires sur le plateau. L’espace est réellement bien exploité et sert à l’histoire : l’appartement bourgeois de monsieur Brownlow situé au-dessus de celui de Fagin, le chef du gang des voleurs, en est un exemple représentatif. Au fil des deux actes, les artistes montrent l’étendue de leurs talents : ils jouent la comédie de façon très juste, sans flagornerie, ils chantent, ils dansent, ils occupent l’espace avec une telle aisance qu’on croirait que le spectacle est rodé depuis des années déjà. La plupart des artistes réussissent le tour de force d’interpréter plusieurs rôles à la fois. On en avait oublié qu’être artiste de comédie musicale signifiait être capable de tant de choses. On y retrouve des comédiens habitués à cet art comme Prisca Demarez (qui magnifiait « memory » dans « Cats »), David Alexis (inoubliable professeur dans « Le bal des vampires »), Benoit Cauden (« Le tour du monde en 80 jours ») mais aussi et surtout le jeune Nicolas Motet, sorti de « The Voice Kids », qui prouve que le talent n’attend pas le nombre des années et qui est tout à fait à la hauteur du défi qui lui est lancé d’un rôle-titre à Paris. Les chansons et les dialogues font avancer l’histoire et nous rappellent les grands shows de Broadway ou du West End londonien. On rit, on est ému, on partage avec les comédiens chacun des moments de ce spectacle. La mise en scène reprend les effets chers à Ladislas Chollat, notamment par les projections qui nous amènent dans un nouvel espace. On retrouve cet aspect très cinématographique qui nous fait traverser le fameux quatrième mur théâtral, accentué par des costumes et des maquillages splendides. Ajoutez à cela les jeux d’ombres chinoises si poétiques, la neige tombant sur l’un des plus beaux tableaux « Ce qu’il faut faire », les musiciens qui jouent en live et apportent leur touche personnelle à ce chef d’œuvre. Ayant déjà assisté à de nombreuses comédies musicales (ici ou à Londres), nous en avons rarement vu d’un tel niveau. Le New York Times disait vendredi qu’avec « Oliver Twist » la France visait plus haut. Nous sommes tout à fait d’accord. Ce spectacle est un événement à ne pas manquer. La salle était debout ce soir, ce ne sera pas la dernière fois car nul doute que cet « Oliver » ira encore plus loin. »

 

Rendez-vous sur le site du musical pour connaître les horaires et les tarifs mais aussi les dates de la tournée française.

Article : Audrey

25/09/2016

audrey@laruedubac.fr

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