“MANNEQUIN D’ARTISTE, MANNEQUIN FÉTICHE”

 

Anonyme, Mannequin Néoclassique, Italie 1810 Anonyme, Mannequin Néoclassique, Italie 1810

Après huit mois de fermeture pour travaux, le Musée Bourdelle ouvre ses portes avec l’exposition “Mannequin d’artiste, Mannequin fétiche”.

 

Présentée au Fitzwilliam Museum de Cambridge en 2014, cette étonnante exposition arrive dans le magnifique Musée Bourdelle.

 

Avant d’arrivée au Musée Bourdelle, il a fallu 6 ans de recherche à Jane Munro, conservatrice du musée de Cambridge, pour réunir de rares mannequins d’artiste du XVIIIe siècle, des mannequins de vitrine de Siegel ou d’Imans, des peintures de Gainsborough, Courbet, Burne-Jones, Kokoschka, Beeton, de Chirico, Annigoni, des dessins de Salviati, de Millais, des planches de l’Encyclopédie, des brevets d’invention, des photographies de Bellmer, Man Ray, List et Denise Bellon…

 

L’exposition retrace l’histoire de ce secret d’atelier, de la Renaissance au XXe siècle, à travers un parcours à la scénographie théâtrale.

Regardez bien dans les salles, un mannequin y est peut être dissimulé !

 

Petit ou grandeur nature, articulé, le mannequin d’artiste sert dès la Renaissance à progresser dans l’art de la composition, dans le rendu des drapés et des proportions anatomiques. Docile et toujours disponible, ce substitut du modèle vivant est un partenaire indispensable au processus de création, toutefois il est bien plus onéreux (son prix et équivalent à 2 ans de salaire d’un modèle vivant !).

(c) Beeton Family Alan Beeton – Sans Titre- © Beeton Family

Au fil des XIXe et XXe siècles, la figure du mannequin devient le sujet même de l’œuvre et les artistes jouent de cette présence sur un mode tantôt réaliste, tantôt ludique.

 

 

Au XIXème siècle les critiques se soulèvent contre l’utilisation du Mannequin trop perceptible dans les tableaux, vous pourrez observer le tableaux de Thomas Gainsborough “Heneage Llyod et sa soeur Lucy”

 

L’exposition se promène également chez le Docteur Charcot, qui mettait en scène

de véritables « tableaux vivants » à la Salpêtrière, entre 1863 et 1893.

Il utilisait ses patientes comme des mannequins pour dépeindre toutes les postures de la crise hystérique. Devant un public de confrères mais aussi d’artistes peintres ou d’écrivains venus assister à ses fameuses leçons, Charcot exhibait ses malades en état de transe.

 

Puis nous découvrons les photographies de François Brunery, José Maria Sert, Edward Linley Sambourne et des surréalistes.

 

A la fin du XIXème siècle, avec l’essor de l’industrie de la poupée en France, nous découvrons la poupée française de luxe, réputée pour son raffinement et la perfection de sa finition.

A découvrir la Poupée phonographe Edison, avec sa perruque en vrais cheveux et un phonographe.

 

Bientôt, le mannequin prend place dans les vitrines des grands magasins avec pour mission d’attirer les clients. Le mannequin produit en masse se substitue à notre image du corps.

 

L’exposition est une plongée dans un double jeu entre présence artificielle et réelle, surprenante et mystérieuse à découvrir sans tarder.

 

Après l’exposition, visitez la salle des plâtres ou le nouvel éclairage met en valeur les œuvres de Bourdelle.

Lydia et les Mannequins ® RMN Dist Centre George Pompidou

Musée Bourdelle

18 rue Antoine Bourdelle 75015 Paris

M° Falguière ou Montparnasse-Bienvenüe (sortie 2)

www.bourdelle.paris.fr

Article : Corinne

Photos : Voir Légendes

11/04/2015

 

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